LE TEMPS QUE PRENNENT LES BATEAUX
Première mondiale
Les hivers qui gèlent les ports. Les ciels lourds. Les ateliers de réparations. Le tri des crevettes et des coquillages. Les transports de marchandises. Les quais et leurs gardiens. Les silhouettes massives d’énormes bateaux qui semblent pourtant aériens sur la surface métallique de l’océan. Les femmes et les hommes au travail. Les bruits mécaniques et répétitifs. Comme dans une ode hypnotique et étrangement sereine au port de Matane, la cinéaste indépendante locale Johanne Fournier filme tout cela. Et plus encore. Magnifiquement photographié, dégageant un parfum de noblesse virile et de mélancolie rouillée, son film fait preuve d’une acuité rare, préférant le silence et la beauté de l’observation respectueuse au tumulte du commentaire gratuit et à la débauche de style. Une œuvre impressionniste et impressionnante. (HF)
COMPÉTITION INTERNATIONALE COURTS ET MOYENS MÉTRAGES
Réalisation :
Johanne Fournier
Pays : Québec
Année : 2011
V.O : Français
Durée : 55 min
Année : 2011
V.O : Français
Durée : 55 min
Image : Johanne Fournier
Montage : Johanne Fournier
Son : Roger Guérin
Production : Johanne Fournier
Montage : Johanne Fournier
Son : Roger Guérin
Production : Johanne Fournier
FILMOGRAPHIE
La violence ordinaire (1981), Le sourire d'une parfumeuse (1986), Ma douce moitié (1990), Montagnaises de parole (1992), Ceux qui restent (1995), Larguer les amarres (1999), Poissons (collage) (2004), Cabines (2007)